Histoire de la marque Specialized en 5 points

Bienvenus aux nouvelles et nouveaux, et aussi aux habitués ! Vous êtes dans la bibliothèque de la bicycle. On aimerait aussi appeler ça votre espace repos !

Ici, vous vous détendez, et nous, on vous apprend des choses (enfin on essaie 😉, sans prétention). Bon, alors on en est où de l’actu ?  Les jours sont plus courts, on est passé à l’heure d’hiver ! (Il parait que c’est la dernière fois, juré promis qu’ils nous disent ! 😂).

Vous sortez un peu moins le vélo ? Ce n’est pas le moment de mollir avec l’entraînement, conservez la motivation !

Nous, on se frotte les mains, vous devez avoir plus de temps pour consulter nos articles ! La rédaction de la bicycle s’en réjouit d’avance !

On va tâcher de vous câliner avec des papiers complets et faciles à lire. Notre équipe a décidé d’ouvrir un rayon histoire, ça vous dit ? On commence par un pan de celle de la marque Specialized.

1 – La marque Specialized a commencé par l’artisanat

Son fondateur, Mike Sinyard, fut un hippie californien dans les seventies. C’est probablement ce qui l’a incité à venir faire un petit tour d’Europe en vélo, à l’époque.

Malin, suite à une rencontre, il ramènera d’Italie des pièces de vélo difficiles à trouver aux USA. Tout hippie qu’il est, il fondera son entreprise, Specialized Bicycle Components en 1974.

Ses débuts sont incroyables : il va, en vélo, de magasin de vélo en magasin de vélo, en tirant une remorque. Celle-ci est remplie des pièces qu’il a achetées en Italie à Cino Cinelli, fondateur de Cinelli Bicycles !

En 1976, sa marque va sortir sa première référence : un pneu pour le vélo de tourisme.

Puis il lancera ses premiers modèles, de marque Specialized, dès 1979 depuis ses premiers ateliers, situés dans un entrepôt à San José.

Les premiers modèles seront les Allez (produit au Japon) et Sequoia, modèle qui reviendra en 2017 sous la forme d’un vélo gravel. Il en produira, depuis, bien d’autres, mais dans les locaux de Morgan Hill où il déménagera en 1982.

Mais sachez que c’est le modèle Stumpjumper – lancé en 1981 – qui va lancer la renommée aujourd’hui internationale de la marque. La particularité de Specialized aujourd’hui ?

Avoir su garder des méthodes artisanales, pour maitriser son savoir-faire. Mais pouvoir, en même temps, produire à grande échelle.

histoire de specialized

2 – Quelle est la force de Specialized ? 

La recherche et développement fondent sa principale force. La marque a massivement investi, et les résultats ne se sont pas fait attendre. Des technologies nouvelles sont nées en Californie, et ont été utilisées ensuite dans le monde professionnel.

On peut résumer la force de la marque à l’adjectif PRÉCURSEUR ! Son slogan est d’ailleurs « innovate or die ». Sinyard a créé avant l’heure un réseau de distribution fermé.

Il n’avait pas les fonds pour acheter les pièces que les magasins de vélo lui demandaient. Il leur a donc proposé de payer les commandes d’avance. Specialized avait créé son réseau de distribution intégré ! 

On peut aussi lister les alliages brevetés et déposés type M2, M4, M5 et E5, ou bien encore le FACT (fibre de carbone). Vous devez aussi connaître les cadres suspendus (la géométrie FSR), non ? 

Ils viennent des trouvailles des chercheurs de la marque Specialized. Nous avons aussi en rayon la valve d’inertie Brain, ou encore la suspension TSI.

Vos en bénéficiez peut-être, sans le savoir, car cette technique de suspension a donné naissance aux fourches Futureshock et aux amortisseurs AFR. 

histoire de specialized

COLLECTION HOMMES

3 – Qui aide la marque américaine ? 

Comme toujours, il faut un parrain pour parvenir à s’élever. Specialized ne déroge pas à cette règle. Saviez-vous que Merida est entré dans son capital en 2001 ? Qui est Mérida ? C’est l’une des plus grandes entreprises de cycles du monde, rien que ça !

Le Tour de France aide aussi la marque américaine, sans le savoir ! Ce sont plutôt les écuries qui lui font de la publicité. Astana, vainqueur du Tour 2014, roulait sur Specialized.

Son leader, Vincenzo Nibali, chevauchait le Specialized S-Works Tarmac SL4 FACT. Les fabricants de cadre de Taiwan – surnommée l’ïle du cyclisme – aident aussi la marque (la plupart des cadres des marques sont fabriqués en Asie). 

Le magazine Le Cycle et ses lecteurs ont cette année 2019 élu meilleur vélo de l’année un Specialized ! On en a parlé dans un article précédent consacré aux meilleurs vélos de l’année 2019 !

Mais on vous jure, la rédaction et le site la bicycle ne sont pas affiliés à la marque ! Specialized fait juste l’unanimité chez certains, c’est tout ! D’ailleurs, c’est assez drôle, la marque est à la pointe de la recherche et développement…et sort un vélo avec des freins à jante !

Dans les années 90, c’est Mickaïl Gorbatchev, malgré lui, qui aidera la marque à faire parler d’elle. Pour une campagne de publicité, sur une photo modifiée, on voit le dirigeant russe sur un vélo, portant un casque SpecializedL’affiche disait « M.Grobatchev monte un Sirrus Specialized ».

    histoire de specialized

    4 – Specialized a percé grâce au Stumpjumper

    Revenons un peu sur le fameux Stumpjumper vous voulez bien ? Les vététistes ne nous en voudront pas ! Amis routiers, ne partez pas, ce ne sera pas long, et vous allez découvrir une histoire sympa ! 🤗

    Deux ans après la naissance de Specialized, lui et son ingénieur Tim Neenan mettent au point leur premier VTT !

    Neenan attribue la naissance de ce VTT à l’arrivée des pneus de 26 pouces. Il a pu préciser : « lorsque les knobbies de 26 pouces sont devenus disponibles, j’ai construit un cadre pour s’adapter à cette taille de pneus ».

    Le Stumpjumper n’est pas le premier VTT de l’histoire. Le tout premier modèle serait le Breezer (pas de chez Specialized) sorti en 1977, conçu par Joe Breeze.

    Le cadre du Stumpjumper s’appelait Chaparral, c’était le prototype de ce qui serait plus tard le Stumpjumper.

    L’idée de ce vélo est née après un week-end de sortie vélo en montagne avec Mike Sinyard. Neenan lui aurait suggéré de fabriquer en série un vélo à partir de ce cadre Chaparral.

    Les deux hommes s’envoleront au Japon pour y faire produire les cadres. En 1981, les 500 premiers exemplaires se vendirent très rapidement.

    Ils étaient dotés de 15 vitesses, pesaient 29 livres et se vendaient 750 $ chacun. Le vélo était tellement novateur que même le Smithsonian Institute en avait un modèle exposé ! 😎

    histoire de specialized

    COLLECTION FEMMES

    5 – C’est un fabricant de vélos haut de gamme

     

    C’est aux USA le 4e fabricant de cycles haut de gamme, mais aussi d’équipements cyclistes. La marque est à l’origine de casques légers, de sièges de vélos pensés par des médecins.

    Elle a créé une roue à 3 branches, des cadres en matériaux innovants. Specialized s’est donné dès le début comme défi d’innover en permanence.

    Pas seulement dans la fabrication en tant que telle, mais aussi dans la stratégie de développement et de marketing (la pub avec Gorbatchev est un modèle d’innovation pour l’époque). 

    C’est à partir des années 90 que la marque Specialized établit des partenariats avec d’autres firmes. Le plus connu est celui avec la marque du groupe Pepsico, Mountain Dew (noté MTN Dew).

    Nous ne la conseillons pas pour vos collations de cyclistes 😵, elle est pleine de sucre et de caféine ! Toujours est-il qu’avec cette marque, Specialized lancera un projet national autour du BMX.

    Grâce à cela, des aménagements permanents ont été créés dans certaines villes (New York, Los Angeles, Chicago, Miami). L’idée était de donner l’occasion aux enfants de faire du BMX, du skate et du roller.

    On lui doit aussi un partenariat éducatif avec Subaru. Nommé Friends o’Trails, il s’agissait d’enseigner le VTT aux enfants. Démarche désintéressée ? On peut se poser la question ! 😏

    Labicycle

    Bonus : 4 dérapages contrôlés de la marque Specialized

     

    1 – En 2006, Specialized menace de poursuite le Mountain Cycle de Portland. Le motif : la sortie d’un vélo cyclocross qui porte un nom trop proche du Stumpjumper, le Stumptown.

    2 – En 2011, la marque menacera Epic Wheel Works pour la même raison (propriété intellectuelle). Cette fois, c’est à cause du nom EPIC, propriété de Specialized. Epic Wheel Works, fabricant de roues de l’Oregon, devra changer de nom.

    3 – En 2013, c’est le tour de l’épisode le plus connu. La marque a demandé au propriétaire de magasin de vélo « Café Roubaix » (en Alberta), de changer son appellation. Au motif qu’il utilisait un nom appartenant à Specialized (au final propriété d’AS). Mike Sinyard finira par s’excuser de sa réaction. Il évoquera la prolifération des contrefaçons : « 5000 références d’une valeur de 11 000 000 de $ ».

    4 – L’arrivée des fabricants Cannondale, Trek, Schxinn-Scott a perturbé Specialized au début des années 90. La marque a créé Full Force, sa gamme low cost. En 1995, ces vélos étaient vendus dans les grandes surfaces d’articles de sport. Deux ans après, la gamme est arrêtée. Mike Sinyard a dû se fendre d’une lettre d’excuse à tous les revendeurs de son réseau. 😰

    Ce qu’il faut retenir : 

    • La marque de vélo américaine Specialized est née en 1974 à San José, en Californie.
    • Elle est mondialement connue et reconnue. Des équipes du Tour de France roulent en vélos Specialized.
    • Specialized a été très innovante dans le domaine du cycle, depuis la sortie de ses premiers vélo en 1979 (Allez et Sequoia).
    • C’est le premier fabricant de VTT en grande série. Son modèle Stumpjumper l’a rendue populaire.
    • Les années 90 ont été une période difficile pour la firme californienne.

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