Le vélo est-il chouchouté par les entrepreneurs ?

Vous êtes dans l’espace détente de la bicycle, restez cool. La rédaction s’intéresse cette semaine aux liens entre le cyclisme et les entrepreneurs. 

Dans un contexte sportif global où les pratiques évoluent à grande vitesse, le cyclisme n’échappe pas à la règle.  

Vélentrepreneurs, vélo comme outil de cohésion d’entreprise, ou vélo nouveau golf des entrepreneurs, le vélo se réveille ! Vous avez envie d’en savoir plus ? Lisez notre article !

1 – Pourquoi le vélo est le sport des entrepreneurs ?

 

Le vélo est d’abord populaire. Il rassemble, fédère, c’est comme ça, c’est sa force. Le succès du tour de France en est une preuve. Il convient à tout le monde, peu de gens n’aiment pas le vélo. Ce n’est pas à vous qu’il faut dire ça, n’est-ce pas ? 

Les entrepreneurs sont d’horizons très divers, contrairement à ce que l’on croit. Des enfants d’ouvriers, d’employés créent leur business. Les enfants de cadre, de professeurs, des professions intellectuelles sont aussi à l’origine d’entreprises. 

Le monde des entrepreneurs est représentatif de la société française. Naturellement, on y trouve peu d’ennemis du vélo. C’est donc en toute logique qu’ils sont prêts, souvent, à rapidement adopter le vélo.

Le vélo traverse les frontières de genre, il plaît autant aux femmes qu’aux hommes. C’est aussi sa force. Pouvoir être utilisé, pour le loisir ou le sport, par les deux sexes. Nous avons fait un article qui fait le point sur le cyclisme des femmes, consultez-le !

Pour les entrepreneurs, le vélo s’affirme comme un moyen de prendre du recul, de s’évader. Les entrepreneurs en ont besoin, ça les aides à améliorer leurs performances.

Et c’est un sport mécanique, ça aussi, ça plaît aux entrepreneurs. D’ailleurs, en ville, les sorties entre cadres et CSP + du samedi et du dimanche matin sont très courantes.

Parce que le vélo permet aussi d’échanger, dans un contexte non professionnel. Les cadres et dirigeants peuvent prolonger des réunions de travail dans un contexte informel.

Sur la route, les chemins, pendant les pauses ! Faire du sport, c’est être « fit », c’est « avoir du drive ». C’est une preuve de performance et de gestion de sa propre santé. Des signes forts d’appartenance à une catégorie supérieure de dirigeants.

Le vélo et les entrepreneurs ? 5 points à retenir

2 – Le vélo « est le nouveau golf » des entrepreneurs

 

Ce n’est pas nous qui l’affirmons, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, par ailleurs cycliste passionné. L’homme pratique depuis onze ans le triathlon : cyclisme, natation, et course à pied.

Il a pu déclarer que « le sport comme l’entrepreneuriat, c’est l’école de la ténacité ». Pour nos amis cyclistes de plus de 50 ans, voici ce qu’il dit sur la discipline triathlon : « une des rares où l’on peut encore progresser après la cinquantaine ».

D’autres répondent à l’appel de la petite reine, comme l’homme d’affaires israélo-canadien Sylvan Adams. Cycliste sportif, il finance l’équipe pro d’Israël. Nous en avons parlé dans notre article sur les 10 pays où il fait bon rouler

C’est un entrepreneur qui a démarré le cyclisme – pour se détendre d’une vie professionnelle stressante – vers la trentaine. Il n’a depuis plus jamais lâché le guidon !

Dans sa catégorie d’âge, il sera 6 fois champion du Canada. Il a remporté 6 médailles d’or aux Maccabiades, 4 aux championnats panaméricains. Sylvan Adams a été deux fois champion du monde Masters sur route.

Quand les « premiers de cordée » donnent l’exemple du vélo, la discipline devient classe. Aujourd’hui, il est de bon ton de faire du vélo. C’est un outil de cohésion, de coatching, et de team building.

Le cyclisme est un sport individuel qui a une forte dimension collective. Pour le management, c’est idéal. De nombreuses entreprises ont une équipe cycliste corporate. 

L’exemple qu’on aime : celui du Relais Plaza, grand palace parisien de l’avenue Montaigne. Cédric Vasseur, un ancien maillot jaune, entraîne le Vélo Plaza Sporting Club.

Parmi les participants, les salariés, mais aussi les clients du Plaza Athénée (l’hôtel). L’équipe a été montée par Werner Kuchler, cycliste passionné et responsable du palace. Qui se demande s’il ne fait pas du vélo « uniquement pour bien manger ».

Le vélo et les entrepreneurs ? 5 points à retenir

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3 – Les vélentrepreneurs vous connaissez, c’est sûr ! 

 

L’autre nom c’est aussi vélo-entrepreneur. Ils ont un site, une page Facebook bossavélo. On les voit partout, en ville le plus souvent. C’est là qu’ils sont comme des poissons dans l’eau.

Et oui, la circulation est devenue presque impossible en voiture dans les grandes agglomérations ! Les premiers arrivés étaient les livreurs. Aujourd’hui, les métiers sont nombreux.

Ils sont aussi appelés les boîtes à vélo. Ce sont des libraires, plombiers, coursiers, barista, vendeur de glaces, serruriers. On trouve aussi des paysagistes, des foodbikes, des coiffeurs nomades.

Le vélo est à la fois leur outil de travail et leur moyen de déplacement. 3 collectifs de « boîtes à vélo » sont actuellement recensés : Paris (page Facebook), Nantes et Grenoble. 

On les aime, ils sont pleins de fraîcheur et d’idées neuves. Et ce sont aussi de formidables ambassadeurs de la bicyclette. À Nantes, voici quelques exemples (on leur fait de la pub, on assume) : ToutEnVélo organise les déménagements à vélo.

Croquinelle livre à vélo des paniers de fruits et légumes bio. Des services de travaux à domicile sont aussi proposés. Ze Plombier compte même 7 salariés et 5000 clients. 

Les 18 et 19 janvier 2019, un congrès national des fondateurs de Boîtes à Vélo s’est déroulé à Angers, rassemblant 200 entrepreneurs à vélo.

Sur place, fabricants, distributeurs et marques étaient venus proposer leurs articles aux entrepreneurs à vélo. Au programme : conférences, tables rondes, ateliers de réflexion sur la « mobilité décarbonée ». 

 

Le vélo et les entrepreneurs ? 5 points à retenir

 

4 – Le vélo pour entrepreneurs : c’est aussi un marché

On vous a présenté le vélo comme le sport à la mode chez les entrepreneurs. Un outil de cohésion d’entreprise, transgénérationnel, pratiqué par des personnalités du monde du business. Mais le cyclisme est aussi le sport des entrepreneurs parce que c’est un marché à investir.

L’observatoire du cycle a publié ses chiffres en avril 2019. En 2018, 2 milliards d’euros de chiffres d’affaires et une croissance annuelle de 2,3 % ont été enregistrés (2,7 millions de vélos ont été vendus !). 

Tous les observateurs sont d’accord : le marché du cycle, en France, est solide. Il est soutenu à la fois par l’État (avec le plan national vélo) et par l’Europe (protectionnisme contre les vélos chinois).

Le marché des séjours à thème vélo, des compétitions amateurs attirent les entrepreneurs. L’ASO organise d’ailleurs tous les ans son « Étape du tour » réservée aux amateurs.

Cette année, c’est à Nice, le 5 juillet, 177 km et 3 570 m de dénivelé positif, avec 16 000 amoureux du vélo ! Allez faire un tour sur leur page, c’est par ici, mais c’est déjà complet !

L’ASO décline le concept de « rouler comme les pros » sur un Liège Bastogne-Liège, ou sur un Paris-Roubaix. Elle a développé également l’Explore Corsica, pour les bourses bien garnies.

Vous partez de Marseille, et dormez sur un bateau de croisière chacune des 4 nuits du parcours en 3 étapes. C’est entre cyclisme et tourisme.  

Rapha, l’équipementier, a lui aussi lancé les Rapha Cycling Clubs, une communauté premium. Il a développé les Rapha Travel : vous voyagez en vélo grand luxe, dans différents pays, sur des circuits de 4 jours.

Au programme : gastronomie, hôtels de luxe, massages. Vous avez aussi à votre disposition les Rapha Prestige : circuit d’aventure en autonomie en équipe, dans des sites exceptionnels (Japon, Corée du Sud, Taïwan, USA).

    Le vélo et les entrepreneurs ? 5 points à retenir

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    5 – Les vélos : des produits de luxe pour entrepreneurs à fort pouvoir d’achat

    C’est un signe, le prix moyen des vélos de course est en perpétuelle hausse. En 2017, selon Statista, il était de 1404 €. Les consommateurs à fort pouvoir d’achat sont arrivés sur le marché. Les cadres, dirigeants, n’hésitent pas à s’offrir des vélos chers. 

    Consultez notre article sur le business du vélo, en pleine croissance. À Paris et dans les grandes métropoles, les fixies personnalisés rencontrent un vrai succès.

    En France, il se vend, chaque année, depuis 2016, plus de vélos que de voitures. L’explosion des nombreux styles, et des vélos à assistance électrique est le signe qu’une nouvelle clientèle est là.

    Vélo = voiture du pauvre, c’est fini ! Le vélo s’est refait une santé, aidé par les envies de protection de l’environnement peut-être. C’est désormais, comme beaucoup de choses, un moyen d’exprimer sa différence, sa personnalité.

    Le vélo est un objet statutaire, comme un bel iPhone, une belle montre. 

    On voit des marques de luxe lancer leur propre vélo.  Lacoste, Trussardi, Louis Vuitton, Dolce & Gabbana, Chanel.

    • Hermès a lancé son Flâneur à 8 900 euros.
    • Gucci et Bianchi ont créé leur Bianchi by Gucci Urban Bike à 14 500 euros. 
    • Le CF 12 de Colnago et Ferrari (vélo de montagne de haute performance).
    • BMC et Lamborghini commercialisent un BMC de course Impec Automobili Lamborghini Edition, à 20 000 euros.
    • BMC et Hublot (entreprise suisse de montres de luxe) ont créé le Hublot All Black Bike, vendu à 17 000 euros.
    • La marque Héroïn Bikes (fondé par un entrepreneur – Marc Simoncini)

    On s’achève avec le top du top ?

    • House of Solid Gold a sorti 13 exemplaires de L’Extrême Mountain Bike, 500 000 dollars chacun (Diamants, saphirs, peau d’alligator, plaqué or).

     

     

    Le vélo et les entrepreneurs ? 5 points à retenir

    En résumé : 

     

    • La petite reine se réveille, elle attire les convoitises et génère de l’argent. 
    • Les grands entrepreneurs donnent l’exemple et pratiquent eux-mêmes le vélo en compétition.
    • Les entreprises se servent du vélo comme d’un outil de team building et de cohésion d’équipe.
    • Le vélo est vu par certains comme le golf de l’entrepreneur moderne. 
    • Le patron actuel du MEDEF est un passionné de cyclisme. 
    • Les grandes entreprises font du business autour des séjours de cyclisme.

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